La Souffrance Est Réelle (Zacharias T. Fomum)

Il y a un genre d’évangile, un autre évangile qui dit aux gens de fuir leurs problèmes terrestres et de venir à Jésus là oł il n’y a pas de problèmes. C’est là un mensonge.

 

“Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir ; persécutés mais non abandonnés ; abattus mais non perdus ; portant toujours dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle.

Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous. Et, comme nous avons le même esprit de foi qui est exprimé dans cette parole de l’Ecriture : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ! Nous aussi nous croyons et c’est pour cela que nous parlons, sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous fera paraītre avec vous en sa présence. Car tout cela arrivera à cause de vous, afin que la grāce, en se multipliant fasse abonder, à la gloire de Dieu, les actions de grāces d’un plus grand nombre. C’est pourquoi, nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles.” (2 Corinthiens 4:8-18).

Il y a un genre d’évangile, un autre évangile qui dit aux gens de fuir leurs problèmes terrestres et de venir à Jésus là oł il n’y a pas de problèmes. C’est là un mensonge. Il y a plus de souffrance dans la vie chrétienne que dans le monde. Il y a un bon nombre de raisons très évidentes à cela.

Tout d’abord, dès le début de la vie chrétienne, nous sommes appelés à la guerre. La guerre exige des sacrifices. La guerre exige des souffrances. La guerre entraīne des morts et des blessés. Penser à une guerre oł les soldats au front sont épargnés de la souffrance est inimaginable. Deuxièmement, le Seigneur Jésus nous a appelé à souffrir pour Lui. La Bible dit qu’il nous a été donné non seulement de croire en Lui, mais aussi de souffrir pour Lui. Troisièmement, quand nous devenons chrétiens, nous trahissons par là le diable. Nous quittons son armée pour lutter pour son ennemi juré, le Seigneur Jésus, et nous combattons dans ce monde dont il est le prince. Nous sommes ainsi en train de combattre quelqu’un qui nous hait, sur son propre terrain et à portée de sa main. Ceux qui n’ont pas souffert ne sont pas des croyants, car l’appel à venir à Christ inclut aussi un appel à porter Son joug. Le Seigneur Jésus a dit: 

“Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions ; car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez du repos pour vos āmes. Car mon joug est doux et mon fardeau léger.” (Matthieu 11:28-30). 

Tous ceux qui pensent qu’ils sont venus pour se reposer en Lui tout en fuyant Son joug se trompent eux-mêmes. Et il y a plusieurs personnes qui se trompent elles-mêmes en pensant qu’elles sont sauvées. Ce jour-là sera un terrible choc pour plusieurs.

La souffrance est réelle ; très réelle. Nous pouvons dire que plus le saint est grand, plus grande aussi est sa souffrance ; plus le saint est petit, plus petite aussi est sa souffrance. Les “petits” saints sont ceux qui fuient en partie ou entièrement les dures exigences de la vie du disciple. En refusant de souffrir, en aimant l’aisance, ils étouffent la semence de la vie que le Seigneur a mise en eux.

Pour l’apōtre Paul, la souffrance était une dure réalité. Nous y reviendrons dans un prochain chapitre. Mais nous en donnons ici un bref aperçu. Il dit :

  1. Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité.

  2. Nous sommes dans la détresse, mais non dans le désespoir.

  3. Nous sommes persécutés, mais non abandonnés.

  4. Nous sommes abattus, mais non perdus.

Oui, il était

  1. pressé,

  2. dans la détresse,

  3. persécuté,

  4. abattu.

Il aurait été possible pour Paul d’être

  1. pressé et réduit à l’extrémité,

  2. dans la détresse et dans le désespoir,

  3. persécuté et abandonné,

  4. abattu et perdu.

Mais pourquoi les choses ne se sont elles pas produites de cette manière là ? La réponse est simple. Toutes ces choses arrivèrent au vase de terre. Le vase de terre n’était pas vide ; il contenait le trésor. Le Seigneur Jésus étant alors le trésor, Il épargna Ses serviteurs dans l’affliction d’être réduits à l’extrémité; et Ses serviteurs dans la détresse, d’être réduits au désespoir. Il n’abandonne pas Ses serviteurs persécutés ; et quand ils étaient abattus, Il ne permit pas qu’ils fussent perdus. La puissance transcendante de Dieu résidant dans le Seigneur Jésus, et étant à l’oeuvre dans le ministre de la nouvelle alliance, avait rendu cela possible.

C’est là le merveilleux privilège des vases de terre qui ont le trésor. Les vases de terre du monde sont souvent écrasés dans leur affliction, réduits au désespoir dans leur détresse, abandonnés dans leur persécution et détruits quand ils sont abattus.

L’apōtre parle de ces choses avec une note de triomphe. Les serviteurs du Seigneur mentionnés ci-dessous portèrent aussi une note de triomphe dans leur souffrance :

“Je voudrais rappeler au Comité que d’ici six mois, ils entendront probablement que l’un d’entre nous est mort. L’un d’entre nous au moins, -ce pourrait être moi-, tombera certainement avant cela. Mais voici ce que je voudrais dire: lorsque vous apprendrez la nouvelle, ne soyez pas abattus, mais envoyez quelqu’un d’autre immédiatement pour combler la place vacante.” 

(Mckay of Uganda).

“Me voici, Seigneur, envoie-moi ; envoie-moi aux extrémités de la terre; envoie-moi chez les païens sauvages et endurcis du désert; envoie-moi loin de ce qui s’appelle confort sur la terre, ou confort terrestre; envoie-moi vers la mort elle-même, si seulement c’est pour Ton service et pour faire avancer Ton Royaume.” 

(David Brainerd).

“Bien plus, oh, mon Dieu, plus de labeurs, plus d’agonie, plus de souffrance pour Toi.” 

(Francis Xavier)

“Si Jésus-Christ est Dieu et s’il est mort pour moi, alors aucun sacrifice de ma part ne peut être trop grand pour Lui.” 

(C.T. Studd).

“J’ai ressenti - quoiqu’il advienne : la mort ou la vie - que la volonté de Dieu sera toujours mon choix. Si jamais une chose quelconque m’empêchait d’ajouter à cela, que tous mes bien-aimés chez moi soient rassurés que j’étais heureux au-delà de toute expression, et que je n’aurais pas changé de situation avec aucun homme vivant. Qu’ils soient aussi rassurés du fait que mes espoirs étaient remplis et rayonnants d’immortalité; du fait que le ciel, l’amour, et Christ étaient dans mon coeur; que l’espérance de la gloire, l’espérance qui m’est réservée au ciel, a rempli tout mon coeur de joie et d’allégresse et que pour moi, vivre c’est Christ, et la mort m’est un gain; que je peux dire que je suis pressé des deux côtés; j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur.” 

(Richard Williams, juste avant qu’il mourût de faim dans le martyre.)

Avec lui mourut le saint marin, le capitaine Allan Gardiner. Il mourut lentement de faim pour Christ. “Un peu de riz, deux tablettes de chocolat, six souris et un demi-kilo de porc”. Voilà tout ce qui fut laissé comme nourriture pour lui et ses compagnons. Pourtant voici de quelle manière il fit face à cela :

“Ma prière est que l’Eternel mon Dieu soit glorifié en moi, quoiqu’il arrive, par la vie ou la mort, et s’il arrive que nous tombions, qu’Il daigne élever et envoyer immédiatement d’autres ouvriers dans Sa moisson, que Son nom soit magnifié et que Son Royaume s’agrandisse par le salut des multitudes parmi les habitants de ce territoire païen.”

le capitaine Allan Gardiner

Alors qu’il s’approchait vers la fin, Gardiner, en dépit de sa terrible situation, écrivit ceci : “Béni soit mon Père Céleste pour les multiples grāces dont je jouis: un lit confortable, pas de douleur ni même un désir aigu de manger, bien qu’étant excessivement faible, ne pouvant presque pas me tourner dans mon lit, je suis, par Sa grāce abondante, gardé dans la paix parfaite, rafraīchi par un sens de l’amour de mon Sauveur et une assurance que tout est sagement et gracieusement établi.”

“Et permets que si je meurs pour Toi, O Jésus-Christ, mon Maître, que ceux qui regardent puissent par ma mort, parvenir à Ta connaissance, Toi le Christ, O Christ, mon Seigneur ! Demeure en moi, de manière que même par ma mort ceux qui seront là en train d’observer, puissent être attirés pour trouver le flot de ton sang rédempteur. 

(Fenton-Hall).

La souffrance est souvent intérieure ou extérieure, ou intérieure et extérieure. La perplexité est une souffrance intérieure. L’angoisse est une souffrance intérieure. Quand on punissait un homme pour sa foi en lui faisant voir comment on enterrait vivants ses enfants, la souffrance était intérieure, mais très réelle. Quand le Seigneur Jésus souffrait sur la croix, l’agonie d’être séparé de Son Père était certainement plus insupportable que la douleur physique d’être crucifié.

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